I- L'alphabet espagnol
Il comporte 29 lettres. Voici la liste de ces lettres, ainsi que la façon de les prononcer. En espagnol, les lettres sont féminines :
La a, la b, la c...
A (a), b (be), c (ce), ch (che), d (d) ; e (e), f (efe), g (ge), h (hache), i (i), j (jota), k (ka), l (ele), ll (elle), m (eme), n (ene), ñ (eñe), o (o), p (pe), q (cu), r (ere), rr (erre), s (ese), t (te), u (u), v (uve), w (uve doble), x (equis), y (i griega), z (zeta).
II- L'orthographe
L'espagnol est une langue qui s'orthographe de façon quasiment phonétique : fotografia, elefante...
Toutes les lettres se prononcent, à l'exception du h : historia, buho, el auto...
La prononciation de b et v est identique : caballo, cavar...
On ne peut redoubler que les consonnes suivantes : cc-ll-nn-rr. Ce sont celles du mot CaRoLiNa. Elles ont une prononciation particulière. Racion=/=accion / pero=/=perro / luna=/=lluvia.
L'apostrophe n'existe pas en espagnol : l'histoire => la historia.
III- L'accent tonique naturel
La plupart des langues ont un accent tonique naturel. Dans un mot de plusieurs syllabes, on prononce une syllabe ou une voyelle avec plus d'insistance que les autres.
Compare le même mot dans ces trois langues :
- en anglais : octOber
- en français : octObr(e) => le e est muet
- en espagnol : octUbre.
L'accent tonique se trouve sur la même syllabe.
Sa place habituelle, 3 règles simples :
- sur l'avant dernière syllabe pour les mots terminés par une voyelle, par s ou par n ;
- sur la dernière syllabe pour les mots terminés par une consonne autre que s ou n ainsi que par y ;
- l'accent tonique, sauf si exception rare, ne change pas de place en passant du singulier au pluriel.
IV- L'accent écrit, à quoi sert-il ?
Lorsque l'accent tonique n'est pas à sa place habituelle, il indique où il se trouve : América, àrbol...
Il faut parfois l'ajouter ou le supprimer, quand on passe du singulier au pluriel.
Il sert aussi à différencier certains mots :
Se : se / sé : je sais ;
El : le / él : il ou lui ;
De : de / dé : je donne.
V- Modifications orthographiques
Elles permettent de conserver la prononciation initiale, selon que la lettre se trouve devant : a, o, u, ou e, i.
- c => qu ;
- g => gu ;
- z => c ;
- c => z ;
- g => j.
La leucémie est l'invasion de la moelle osseuse par des cellules cancéreuses. La moelle ne peut alors plus produire de globules blancs, globules rouges, plaquettes, nécessaires au bon fonctionnement de notre corps.
LES TRAITEMENTS
La chimiothérapie :
Elle peut être "médicamenteuse". Le traitement se fait par absorption orale et intraveineuse de substances médicamenteuses.
La radiothérapie :
Elle peut être effectuée par "irradiation". La totalité ou une partie du corps est exposée à des rayons dans le but de détruire les cellules cancéreuses. Elle est souvent utilisée en traitement de préparation à la greffe de moelle osseuse.
La greffe de moelle osseuse ou de cellules souches sanguines (C.S.H.)
La greffe consiste en une transfusion chez un malade, d’une moelle osseuse ou de cellules souches prélevées sur lui-même après chimiothérapie (autogreffe), ou provenant d’un donneur (allogreffe).
La moelle ou les cellules souches sont réinjectées au malade par voie intraveineuse. Ce type de greffe est le plus facile à réaliser sur le plan « chirurgical », malgré les difficultés immunologiques qu’il peut présenter.
Après la greffe, les cellules souches transfusées se fixent progressivement dans les os du malade. Le retour à un état normal de défenses immunitaires est lent.
Toute la difficulté de l’allogreffe réside dans le fait que la moelle ou les cellules souches que reçoit le malade doivent être compatibles avec son organisme. C’est pour cette raison qu’il faut effectuer des tests sanguins de compatibilité (groupage H.L.A.). Le donneur peut-être de sexe et de groupe sanguin différent mais son groupage H.L.A. doit être identique à celui du malade a greffer. Il peut s’agir d’un donneur familial, frère ou sœur, ou d’un donneur inscrit sur un fichier de donneurs volontaires (français, européen ou international). LA MOELLE OSSEUSE ET LES CELLULES SOUCHES La moelle osseuse se trouve à l’intérieur des os. C’est elle qui est à l’origine de la fabrication des cellules souches qui passent ensuite dans le sang pour donner naissance entre autres, aux globules blancs, globules rouges et plaquettes.
Quand on prélève de la moelle osseuse pour faire une greffe, on parle de cellules souches médullaires. Ce type de prélèvement est effectué sous anesthésie générale par ponction au niveau des os du bassin. Le donneur peut regagner son domicile rapidement (dans les 48 heures).
Quand on prélève les cellules souches dans le sang par cytaphérèse pour faire la greffe, on parle de cellules souches sanguines. Le prélèvement dans ce cas est uniquement sanguin. Les cellules souches sont habituellement dans la moelle osseuse et par un artifice de stimulation, on provoque leur sortie dans le sang. Pour stimuler cette sortie des cellules souches, on utilise un facteur de croissance. Ce médicament s’administre en injection sous-cutanée ou intraveineuse une fois par jour, les jours précédents les séances de prélèvement par cytaphérèse. Il faut en général plusieurs séances (à raison d’une par jour) pour récupérer suffisamment de cellules souches. Il n’y a pas besoin d’anesthésie.
LE DON DE MOELLE ou de CELLULES SOUCHES SANGUINES
Pour les malades qui n’ont pas de donneur compatible dans leur famille (75% des cas), il est fait appel à des donneurs inscrits sur fichiers, national et internationaux.
Créée à l’initiative du Professeur Jean DAUSSET il y a plus de quinze ans, il existe un fichier national des Donneurs Volontaires de Moelle Osseuse (DVMO). Ce registre français contient les coordonnées et cartes d’identités tissulaires (HLA) d’environ 120 000 volontaires, ce qui en fait un des plus faibles en représentativité par habitant des pays industrialisés. Notre fichier est ancien et un nombre important de donneurs en sort chaque année, atteints par la limite d’âge.
A l’inverse, les budgets et les actions de recrutement et campagnes d’informations menées dans la plupart des autres pays ont permis de faire croître de façon importante leurs fichiers.
Aujourd’hui, en France, 2 greffes non apparentées sur 3, sont faites avec des greffons en provenance de l’étranger (Allemagne et USA en particulier). Ce pourcentage ne cesse d’augmenter.
Pourtant, c’est bien dans notre population que la probabilité de trouver les donneurs pour nos malades est la plus importante, le groupage HLA est aussi « une affaire de famille ».
LA RECHERCHE
Les travaux des équipes de recherche peuvent se regrouper autour de 3 thèmes principaux :
La greffe de cellules souches du sang de cordon (sang placentaire).
Réduction à 3 marqueurs de compatibilité communs avec le donneur, au lieu de 6 marqueurs, ce travail est réalisé par une équipe internationale.
Stimulation de la réponse immunitaire par des antigènes vaccinaux.
DES ASSOCIATIONS, POURQUOI ?
Les associations se sont créées face au manque d'informations du grand public et au manque de moyens financiers.
Les fonds proviennent en particulier d'associations de familles de malades (40 % du fichier français existe grâce au dons des associations).
Il faut savoir que de 1995 à 2000, ce sont uniquement des «fonds privés » qui ont permis le maintien du fichier français.
De 2001 à fin 2003, suite aux pressions des associations et des familles de malades, les Pouvoirs Publics ont décidé de financer la mise sur fichier de 10 000 donneurs par an.
Pour soutenir une maman Aurélie qui a perdu son fils Jérémy a cause de cette maladie, allez lui rendre visite et laissez lui des commentairs:
Un texte de Mahmoud Darwich
(extrait du discours prononcé à Ramallah le 25 mars 2002
à l'intention de la délégation du Parlement international des écrivains), immense poète palestinien qui résume la position de son peuple,
effroyable et simple, effroyablement simple.
Nous espérons qu'il soit lu souvent et partout,
il aide à sortir du confort intellectuel à peu de frais
qu'est la symétrie, le renvoi dos à dos de l'occupant et de l'occupé.
Il serait bon que cette voix de la raison
fasse entendre la force de son verbe
et que nous l'aidions à porter "le lourd fardeau de cet espoir".
Olivier Py
"[...] Je sais que les maîtres des mots n'ont nul besoin de rhétorique devant l'éloquence du sang.
C'est pourquoi nos mots seront aussi simples que nos droits : nous sommes nés sur cette terre, et de cette terre. Nous n'avons pas connu d'autre mère, pas connu d'autre langue maternelle que la sienne.
Et lorsque nous avons compris qu'elle porte trop d'histoire et trop de prophètes, nous avons su que le pluralisme est un espace qui embrasse largement et non une cellule de prison, que personne n'a de monopole sur une terre, sur Dieu, sur la mémoire. Nous savons aussi que l'histoire ne peut se targuer ni d'équité, ni d'élégance.
Notre tâche pourtant, en tant qu'humains, est d'humaniser cette histoire dont nous sommes simultanément les victimes et le produit. Il n'est rien de plus manifeste que la vérité palestinienne et la légitimité palestinienne : ce pays est le nôtre, et cette petite partie est une partie de notre terre natale, une terre natale réelle et point mythique. Cette occupation est une occupation étrangère qui ne peut échapper à l'acception universelle du mot occupation, quel que soit le nombre de titres de droits divins qu'elle invoque ; Dieu n'est la propriété personnelle de personne.
Nous avons accepté les solutions politiques fondées sur un partage de la vie sur cette terre, dans le cadre de deux Etats pour deux peuples.
Nous ne réclamons que notre droit à une vie normale, à l'intérieur des frontières d'un Etat indépendant, sur la terre occupée depuis 1967, dont Jérusalem-Est, notre droit à une solution équitable du problème des réfugiés, à la fin de l'installation de colonies.
C'est la seule voix réaliste vers la paix qui mettra un terme au cercle vicieux du bain de sang. L'état de nos affaires est d'une criante évidence, il ne s'agit pas d'une lutte entre deux existences, comme aimerait le montrer le gouvernement israélien : eux ou nous. La question est d'en finir avec une occupation.
La résistance à l'occupation n'est pas seulement un droit. C'est un devoir humain et national qui nous fait passer de l'esclavage à la liberté. Le chemin le plus court pour éviter d'autres désastres et accéder à la paix est de libérer les Palestiniens de l'occupation, et de libérer la société israélienne de l'illusion d'un contrôle exercé sur un autre peuple.
L'occupation ne se contente pas de nous priver des conditions élémentaires de la liberté, elle va jusqu'à nous priver de l'essentiel même d'une vie humaine digne, en déclarant la guerre permanente à nos corps et à nos rêves, aux personnes, aux maisons, aux arbres, en commettant des crimes de guerre. Elle ne nous promet rien de mieux que l'apartheid et la capacité du glaive à vaincre l'âme.
Mais nous souffrons d'un mal incurable qui s'appelle l'espoir. Espoir de libération et d'indépendance.
Espoir d'une vie normale où nous ne serons ni héros, ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l'école.
Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire.
Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang.
Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d'amour et de paix.
Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir."

Insigne du participant
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Un poème du grand poète palestinien Mahmoud Darwich
Si l'olive se souvient de son
planteur,
Son huile se transformera en
larmes
Oh ! sagesse des ancêtres,
notre corps pour vous
Deviendra un habit de
protection.
On va éplucher les épines par
nos cils
Et on va couper la tristesse
Et l'enlever de notre terre.
L'olivier conservera sa couleur
verte à jamais
Et rentrera dans la terre comme
une arme.
La terre de Palestine
La terre en Palestine est notre mémoire
notre nature, notre espoir et lumière
la terre en Palestine est le sourire
de nos grand-mères et de nos ancêtres
la terre est notre rêve contre la déchirure.
En Palestine, au mois de mars, le peuple célèbre
chaque année la journée de la terre
pour commémorer nos martyrs et nos agriculteurs
tombés pour la Palestine, sa terre et son honneur,
une terre mélangée de sang et de nourriture.
La terre en Palestine est sacrée pour nos mères
nos enfants, et nos paysans malgré les malheurs
malheurs dus à l'occupation et ses mesures
contre la population civile et sa terre
une population qui continue la résistance sur sa
terre.
Nous restons attachés à cette terre
malgré la construction d'un mur
et la confiscation de beaucoup de terres
par une occupation qui déteste la lumière
la lumière claire de la Palestine et de sa terre.
Sur cette terre de Palestine, l'olivier demeure
un symbole de la vie contre la mort
dans une grande Palestine des valeurs
une Palestine des principes et de gloire
une Palestine qui rêve d'une paix sur sa terre.
A quand la paix en Palestine?

